Canal de Gap

Histoire

Historique du Canal de Gap

L’histoire des canaux...souvent une histoire d’hommes.

Le canal de 1920 à 1934

Le 14 juin 1920, dans son rapport relatif au Canal de GAP, Monsieur l’ingénieur des Ponts-et-Chaussées SIMON, actuellement grand maître de l’électrification en France, écrivait :

« Nous rappelons que le Canal de GAP avait fait l’objet, dès avant la guerre (1914-1918), d’un programme de travaux de grosses réparations dont les dépenses devaient s’élever à 400 000 francs, environ… que, pendant la guerre, la situation n’a fait que s’aggraver par suite des difficultés que l’on a rencontrées dans l’entretien du canal… La difficulté était de choisir parmi la foule des réparations importantes à effectuer, celles qui paraissaient les plus urgentes… Ce n’est pas chose commode car, sur les branches principales, en particulier sur la branche-mère et sur la branche de Charance, il y a de nombreux points qui nous inspirent la plus vive inquiétude et dont la stabilité ne peut être garantie… Lorsqu’on parcourt la branche-mère, il semble que l’on rencontre à chaque pas des réparations telles que nulle autre ne serait plus urgente… ».

Le canal en chiffre

La branche-mère

La branche-mère a une longueur de 16 km au sortir du tunnel de Manse, elle lance une branche sur Charance et une branche sur la Rochette. Jusque vers 1950, chacune de ces branches avait 27 km de longueur. Aujourd’hui seuls 15 km de canal sont à ciel ouvert sur la branche de Charance.

Les rigoles secondaires

 

Construction de la branche mère

Construction de la branche mère

Les rigoles secondaires ont totalisé un développement de 395 km avec 6 100 ouvrages d’art en pierre maçonnée.

Aujourd’hui seuls subsistent les secteurs de La Flodanche et de la Plaine de Lachaup. En effet, les 395 km de canaux ont laissé place à près de 500 km de canalisations particulièrement denses en zone urbanisée.

Le nombre des usagers

1606 adhérents ont souscrit 1764 hectares avec 1 hectare engagé au ruissellement ouvrant un droit d’arrosage de 2,5 hectare en rotation.

Le territoire bénéficiaire de l’irrigation

Il a une superficie de 7 000 hectares ; chaque arrosant a la charge de la distribution de l’eau sur son domaine.

De 1920 à 1934

Depuis le rapport de 1920

Depuis le rapport de Monsieur l’ingénieur des Ponts-et-Chaussées SIMON, Le 14 juin 1920,(voir ci-contre), la situation s’est un peu améliorée : la prise du canal avait été endommagée en 1914, 15 mètres de la digue avaient été emportés : la trombe d’eau de 1928, passant par la brèche a tout démoli.

Pourquoi n’a-t-on pas fait la réparation en temps voulu ?

Entre 1914 et 1920

Entre les années 1914 et 1920, malgré la guerre, des réparations jugées urgentes ont été faites par les Ponts-et-Chaussées : réparations de la galerie qui passe sous le Torrent des Pélissiers, sous le torrent de la Boyère, sous le ravin des Places ; établissement d’une conduite en buses de 2 200 mm au-dessus de Pont-du-Fossé, sur une longueur de 132 mètres, revêtement du canal par une chape en ciment armé, sur une longueur de 1 kilomètre ; réparations des ponts-aqueducs du Torrent du Gallival et du Torrent d’Ancelle.

Actuellement, le revêtement du canal est complètement dégradé et les réparations des deux ponts ont été inopérantes.

Entre 1921 et 1934

Entre les années 1921 et 1934, il n’a été fait aucune réparation. Ce n’est d’abord pas étonnant puisque la gérance du canal avait été donnée par force à la succession GARNIER, mais cette gérance, en 1927, avait été repassée à l’Association Syndicale. Pas une réparation alors que l’argent du pari-mutuel pleuvait sur le département, c’est un peu fort…