Canal de Gap

Ressource et usages

Usages et partage

Le partage de la ressource entre les usages et les usagers ...première compétence du Syndicat.

Eau brute à finalité de consommation humaine (EBFCH)

Chaque année, ce sont environ 2 200 000 m3 d’eau brute qui sont livrés à la Ville de Gap pour une finalité de consommation humaine.

C’est la réserve des Jaussauds qui est destinataire de ces volumes d’eau.

A partir de ce réservoir de 700 000 m3, une canalisation permet d’acheminer l’eau jusqu’à l’usine de potabilisation de la Descente, propriété de la Ville de Gap.

 

 

Une qualité de la ressource constante et irréprochable au fil du temps

L’eau brute superficielle captée sur le torrent du Drac provient majoritairement des écoulements du massif des Ecrins, une zone largement protégées de par les faibles activités humaines et de par son statut de Parc National (ou zone périphérique du Parc National) des Ecrins.

Les résultats des différentes campagnes d’analyses conduites au cours de ces dernières années sur le « site des Ricous » (vallée du Champsaur) mettent en avant une bonne qualité des eaux superficielles du Drac, dont une partie est effectivement destinée à l’alimentation en eau de consommation humaine de la Ville de Gap.

De plus, les résultats des différentes campagnes d’analyses conduites au cours de la période 2010 – 2019 sur les eaux brutes envoyées vers l’usine de potabilisation de la Descente et préalablement stockées au sein de la réserve des Jaussauds mettent en avant que celles-ci sont d’une manière générale de très bonne qualité.

Au regard de sa configuration et compte-tenu de sa capacité de stockage, cette réserve assure un rôle de bassin tampon (avec obtention d’une qualité des eaux plus stable dans le temps) et permet la diminution des concentrations pour les paramètres de qualité physico-chimiques et microbiologiques jugés « sensibles » plus en amont vis-à-vis des eaux de surface du Drac potentiellement captées.

Pour en savoir plus, vous pouvez cliquer sur les liens ci-dessous (par année) afin d'accéder aux conclusions des rapports d'analyses d’eau produites par le laboratoire CARSO agréé par le Ministère de la Santé Publique et conduites sur les eaux brutes à finalité de consommation humaine qui sont livrées quotidiennement à la ville de Gap, ceci pour la période 2010 – 2019.

Vous pouvez aussi cliquer sur : http://www.services.eaufrance.fr/donnees/commune/05061 pour constater, sur la commune de Gap, que la conformité microbiologique de l’eau au robinet est de 100 % et que le taux de conformité physico-chimique de l’eau au robinet oscille quant à lui entre 93,30 % et 100 %.

Vous pouvez aussi accéder aux données du Ministère Chargé de la Santé, et accéder aux résultats des analyses du contrôle sanitaire des eaux destinées à la consommation humaine en cliquant sur le lien ci-dessous :

https://orobnat.sante.gouv.fr/orobnat/afficherPage.do?methode=menu&usd=AEP&idRegion=93.

 

 

Mais au fait, qui contrôle la qualité de l'eau ?

La qualité de l’eau est, depuis son point de captage dans le milieu naturel et avant sa consommation, contrôlée à plusieurs niveaux.

+ L’exploitant « l’ASA du Canal de Gap », capte, transporte et livre à l’unité de potabilisation de la ville de Gap une eau qui doit être strictement conforme aux normes « eau potabilisable ».

Cette mission s’exerce dans le strict respect du Code de l’Environnement qui le met en charge du respect de la vie aquatique, mais aussi de la sécurité des barrages intéressant la sécurité publique.

+ Le Maire, qui a en charge l’organisation du service public de l’eau potable. Il est le garant de la salubrité publique sur sa commune et responsable de la distribution de l’eau à la population.

L’abonné doit en effet pouvoir bénéficier d’une eau au robinet dépourvue de toute source de contamination potentielle.

+ Le Préfet et le Directeur Général de l’Agence Régionale de Santé (ARS) veillent à la mise en place des périmètres de protection sanitaire de la ressource en eau, organisent le contrôle sanitaire de cette dernière.

Pour en savoir plus sur l’Agence Régionale de Santé et le contrôle sanitaire des eaux, vous pouvez cliquer sur le lien suivant : https://www.paca.ars.sante.fr/le-controle-sanitaire-des-eaux-0.

 

 

Protection des captages au sens du Code de la Santé Publique

La protection sanitaire des ressources en eau ainsi que les prescriptions liées aux périmètres de protection et à leur instauration ont été clairement définies dans un cadre règlementaire, ceci dans le but de protéger les captages d’eau contre les pollutions ponctuelles et accidentelles.

L’établissement des périmètres de protection est une disposition réglementaire introduite par la loi du 16 décembre 1964.

Cette disposition a été depuis confortée par la Loi sur l’Eau du 3 janvier 1992 qui a élargi cette obligation aux captages publics aménagés antérieurement à la loi de 1964, et ne bénéficiant pas d’une protection naturelle, puis, par la loi de santé publique du 16 août 2004 qui a imposé cette obligation aux captages naturellement protégés.

Pour ce qui concerne la situation du captage d’eau des Ricous au sens du Code de la Santé Publique, les périmètres de protection sanitaire (ainsi que les prescriptions et obligations qui en découlent) n’ont toujours pas été instaurés à ce jour.

 

 

En matière d'eau : comparer, c'est se positionner

A partir d’une étude très sérieuse produite par l’Agence Régionale de Santé sur l’ensemble de la Région PACA, il peut être observé que la commune de Gap présente un taux de conformité compris entre 95 et 100 % vis-à-vis de sa ressource en eau.


Carte de la qualité bactériologique des eaux distribuées dans les Hautes-Alpes (05) sur la période 2012 – 2014 d’après l’Agence Régionale de Santé (ARS PACA)

 

Cette étude peut être consultée le cas échéant sur Internet via le lien suivant :

http://www.bouches-du-Rhone.gouv.fr/content/download/18223/112964/file/Bilan_EDCH_2012-2014_ars_paca.pdf

 

 

La qualité de l'eau bactériologique : oui, mais pas que !

L’appréciation de la qualité d’une eau brute de surface s’apprécie certes sur le plan de la « bactériologie », mais aussi au regard des aspects relatifs à la « biologie » ainsi qu’à la « physico-chimie » de cette dernière.

Dans le cas des eaux captées puis distribuées par l’ASA du Canal de Gap en direction de l’usine de potabilisation de la Descente alimentant la Ville de Gap, il peut être indiqué, tel que le mettent en avant les nombreux résultats d’analyses réalisés sur la ressource en eau depuis ces 10 dernières années (et auparavant), que ces eaux présentent une excellente qualité physico-chimique.

Par ailleurs, et tel que le démontre une étude conduite par le passé par l’ASA du Canal de Gap (étude réalisée conjointement par les bureaux d’études ARALEP et ASCONIT entre 2007 et 2009 au niveau de 4 stations distinctes), ces eaux captées de manière superficielle via la prise des Ricous sur le Drac montrent également une excellente qualité biologique.

 

Synthèse des notes IPR pour les quatre stations d’études sur la période 2007-2009 avec code couleur de la qualité biologique selon le SEQ-Bio

 

Synthèse des résultats IBGN pour la période 2007-2009 avec code couleur de la qualité biologique selon le SEQ-Bio

 

Parallèlement à ces études et analyses qualitatives opérées sur la ressource en eau du Drac, plusieurs opérations complémentaires de recensement des populations piscicoles (notamment par la réalisation de pêches électriques telles qu’illustrées par les photos ci-dessous) ont également été conduites antérieurement.

Au regard des quantitatifs et de la diversité des espèces mises en avant suite à ces opérations de terrain, les résultats obtenus confirment ici encore que les eaux du Drac sont globalement de très bonne qualité.

 

 

Pour plus d’informations concernant le Système d’Evaluation de la Qualité (SEQ), vous pouvez cliquer sur le lien ci-dessous :

http://www.km-dev.com/eaufrance/francais/etudes/pdf/ETUDE_77.pdf.

 

Par ailleurs, des études complémentaires de temps de transfert (avec opérations de traçages à la fluorescéine telles qu'illustrées pour partie au travers des photos ci-dessous) permettant de mieux comprendre le caractère évolutif vis-à-vis d'éventuelles pollutions susceptibles de survenir dans le milieu naturel ont été réalisées entre 2009 et 2010, notamment sur le torrent du Drac, ainsi que sur l'ensemble du cheminement hydraulique des eaux entre les sites de la prise des Ricous et de la réserve des Jaussauds.